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Bon je sais ça fait beaucoup de postes en peu de temps, mais je suis en vacances et la plupart de mes potes sont encore en exams donc en attendant je m’occupe...
Toujours est-il que samedi dernier je suis retourné au casinos, bien décider à me faire plaiz avec l’argent économisés sur le loyer grâce à mon sous-locataire de frère. Forcément un samedi, même à 23 heures, c’était blindé ! Du monde partout ! De superbes femmes en robes de soirée bien chère (comme dans les films), des rugbymans en T-shirts (pas comme dans les films) et beaucoup d’argent qui circule innocemment. Des concerts dans les bars qui bordent les machines à sous, une véritable ambiance de fête. J’ai pu croiser une mamie chinoise avec une liasse de billet de $100, apercevoir des gens miser une centaine de dollar par tour sur la roulette et observer un mec gagner un pot de $7000 sur la table de poker THNL à $5, faisant passer son tapis à un montant de plus de $10000 ! Malheureusement pour moi, pas possible de jouer, 2h30 d’attente pour la table la moins chère. I’ll be back !
20 nov. 2007
Star City Hotel & Casino (partie 2)
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Chris
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17 nov. 2007
L'Omaha High débarque sur everest poker !
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Grande nouvelle pour tous les habitués d’everestpoker.com : une nouvelle variante de poker est disponible : l’Omaha Hight.
Everest poker n’avait comme seul avantage le faible coût des parties proposées. Le site gagne en sérieux en proposant (enfin) autre chose que le Texas Hold’em. On peu tout de même regretter le choix de la nouvelle variante : trop proche du TH. Proposé l’Omaha High/Low ou un Stud aurait été plus « révolutionnaire » mais bon c’est déjà ça.
Donc l’Omaha kesako ? Tous simplement la forme la plus « folle » du poker. C’est cette variante qui produit les plus gros pots et qui assure le plus de sensations !
Les règles : exactement les mêmes que le TH à deux exceptions près :
- Chaque joueur reçoit 4 cartes au lieu de 2.
- Pour faire une main, un joueur DOIT utiliser EXACTEMENT DEUX cartes parmi les 4. Ni plus ni moins.
De plus le jeu ce pratique en POT LIMIT ce qui signifie que l’on ne peut miser qu’un montant égal à ce que contiendrait le pot si l’on se contentait de suivre. Cela signifie peut de All-in avant le flop mais n’empèche pas les pots d’être en moyenne 4 fois plus gros qu’en no-limit hold’em.
Pour finir quelques règles de survie issue de ma jeune expérience et de mes lectures :
- Pour déterminer si une main est jouable, il faut comprendre qu’une main de Omaha correspond en réalité à 6 mains de TH. Par exemple si vous recevez Acoeur Apique 10 cœur 10 piques vous avez en réalité : A/A, A/10 assortie, A/9 assortie, A/9 dépareillé, A/10 dépareillé et 10/9 dépareillé. En TH les 3 premières mains sont indiscutablement jouables et les 3 suivantes sont potentiellement intéressantes. Autant dire que dans ce cas de figure vous détenez un monstre. À l’inverse A/J/8/2 tous de couleur différente (rainbow) est une poubelle... Pour juger de la qualité de votre main il faut donc observer le nombre de main jouable en TH qu’elle représente. C’est un bon début.
- Il est important de comprendre que lorsque vous êtes contre un adversaire, vous avez en face de vous non pas une mais SIX mains différentes. A 5 joueurs sur le flop, c’est donc 30 mains qui s’affronte. La conséquence immédiate est la suivante : si vous n’avez pas le jeu max ou un tirage max, il est fortement conseillez de se coucher. Dans le même ordre d’idée, ne tentez pas un tirage qui n’est pas max. Si vous avez la couleur dame haute, il est très probable que vous êtes battue.
- Si une paire apparaît au tableau, il est plus que probable que quelqu’un est un full.
Vous l’aurez compris, en Omaha les mains sont en général beaucoup plus fortes qu’en TH. Une paire d’as qui ne fait pas brelan n’ira pas bien loin. Les fulls, couleurs et quintes sont légions. Il faut donc bien lire les flops pour être sur de ne pas se faire piéger. Bon jeu à tous !
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Chris
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Libellés : Poker
3 nov. 2007
Toujours plus de poker (2/2)
Cash game
La particularité de cette partie résidait dans le fait qu’elle était short-handed : seulement 6 joueurs. 3 débutants, 1 joueur moyen et 1 joueur expérimenté (nico). J’ai vite remarqué que le débutant en face de moi avec une expression particulière lorsqu’il recevait de mauvaises cartes.
Pour des parties de ce genre, la littérature recommande de jouer plus de main et de manière plus agressive. C’est ce que j’ai entrepris de faire mais si cela m’a permis de gagner plusieurs petit pot, cela m’a également coûté beaucoup à la longue, les autres jouant globalement de manière très conservatrice. J’ai finalement flopé un brelan de 3 et amassé un gros pot, faisant monté mon tapis à $15. J’ai ensuite été malheureux avec As/Q : Un as au flop. J’agresse le pot et un débutant me paye. Le turn me donne un tirage couleur max et mon adversaire mise 1$. Il ne semble pas sur de la force de sa main et je pense pouvoir lui faire coucher sa main en envoyant mon tapis. Il hésite et me paye avec As/3 offsuit. Le problème c’est qu’il a une double paire ! J’ai encore 3 dames et 8 piques pour me faire gagner, soit 24% de chances environ, mais non. Je redescend à $10 de tapis (je le couvrais largement).
Viens LE coup de la soirée.
Depuis le début, Nico a fait preuve d’une grande capacité de lecture des adversaires, payant un bluff au flop, puis au turn puis à la river avec seulement une paire intermédiaire. Sachant que j’ai tendance à transpirer lorsque je bluff, j’avais donc pris la résolution de ne pas tenter de bluffer cet Allemand.
Cela étant dit, je me retrouve au cutoff (avant le bouton) et deux joueurs avant moi se sont couchés. Je paye avec Q/3 de cœur, une main à priori injouable, en espérant trouver un bon flop. Le bouton paye et la small blind complète avant que Nico, de grosse blinde, relance de 30c. Vu la tête du joueur au bouton, je sais qu’il ne va pas payer. Je ne pense pas que le small blind va payer non plus et je forme le raisonnement suivant : j’ai la position sur Nico donc s’il ne touche pas sont flop, je mise un bon coup et empoche le pot. Je paye donc. À mon grand étonnement la small blind paye. Le flop tombe (je ne me rappelle plus des cartes, mais cela n’a que peu d’importance). La small blind check et Nico fait de même. Le pot fait $1,30 et je mise donc $1. Le small blind se couche et Nico m’observe pendant de longues secondes. J’évite son regard et m’efforce de paraître le plus naturel possible. Ça ne prend pas, il paye. Le turn n’apporte rien de spécial et Nico mise $1. Pendant ce temps je poursuis mon résonnement : il doit avoir As high, avec éventuellement une petite paire. Il est persuadé que j’ai bluffé au flop donc il mise maintenant pour me coucher, si je le relance il va croire que je continue mon bluff. Mais si je paye juste, cela va le déstabiliser et me donner une occasion de bluffer la river. Je réfléchis à tout cela en une poigné de seconde ce qui fait que mon call paraît très naturel. Je donne vraiment l’impression de quelqu’un qui a du jeu et qui veut voir la carte suivante. Cela le surprend et après une hésitation, il check la dernière carte. C’est ce que j’espérais. Pour le forcer à se coucher à ce niveau, je suis obligé de miser un gros montant. Le pot fait 5,30$, je mise $3,5. Nico m’observe pendant un bon moment, mais j’ai confiance en mon résonnement. Il finit par ce coucher. Le coup le plus éprouvant psychologiquement que je n’ai jamais joué.
Plus tard dans la partie, je vais avoir plusieurs coups malheureux qui vont me faire redescendre bien bas. Je termine la partie en flopant une quinte qui me permet de terminer avec $9,50. J’ai joué très large et cela m’a finalement desservi.
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Chris
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Libellés : Poker
Toujours plus de poker (1/2)

En plus de mes parties régulières de cash game à $10 sur everestpoker.com, j’ai dernièrement participé à 2 parties « live » avec des potes. Le premier soir il s’agissait d’un cash game à $10 de buy-in et des blindes de 5/10cents , le soir suivant autres amis et autres style : un tournoi à $5 de buy-in.
Un tournoi avec 10 joueurs.
Chacun mise $5 et débute avec un tapis de 850. $35 au premier et $5 au second. La structure d’augmentation des blindes est particulièrement stupide : à chaque fois qu’on fait un tour de table, on double (en gros). Du coup les deux premiers niveaux durent une heure et les deux derniers 5 minutes. Cela dit je suis là pour m’amuser et je ne crois pas trop à l’éventualité de me retrouver en finale.
Je gagne trois pots monstrueux en début de partie : un avec la top paire au flop : je mise un gros montant pour coucher tout le monde, quelqu’un me paye avec la paire inférieur. Ensuite je flop un brelan que je slow play pour un maximum de rentabilité malgré le tirage couleur. Enfin je reçois une paire d’As au bouton Vu la quantité de joueurs déjà dans le coup, je place une relance démesuré pour coucher tout le monde. Un joueur paye. Le flop est peu menaçant, il check, je mise gros et empoche un nouveau pot de plus de 300. J’ai environ 2000 jetons. Après ce rush je ne vais plus recevoir de carte pendant deux longues heures. Il ne reste plus que 6 joueurs lorsqu’une double paire me remet à flot. J’ai un tapis de 2500 et un joueur me relance de 250 (blindes 50-100). Je sur relance à 1000 avec une paire de roi pour prendre le pot directement. Le relanceur me paye avec J/10 ! J’hallucine complètement, surtout lorsqu’il touche sa quinte ! Première bad-beat
Sur la main suivante, je relance à 350 avec K/J de trèfle. La grosse blinde fait tapis à 550 et un joueur paye ! Compte tenu de la taille du pot, je complète. Je ne flop rien et perd finalement contre Q/J (paire de dame). Le joueur qui a payé les 550 avait J/9 de cœur, sans commentaires. Je me retrouve short stack , mais les autres s’éliminent rapidement (les blindes passent en très peu de temps à 200/400). En envoyant le tapis à plusieurs reprises je me refais en volant les blindes. J’arrive un peu miraculeusement au moment fatidique ou il ne reste plus que 3 joueurs. Là encore je fais tapis aux bons moments. Je suis payé par une paire de 3 alors que j’avais K/10. Je touche mon roi et me retrouve de nouveau dans la course. Peu de temps après un de mes adversaires est éliminé et me voilà en finale. Mon adversaire à 5500 jetons et moi 3000. Les blindes sont à 500/1000. Je domine totalement le duel en mettant la pression sur mon adversaire sans pour autant risquer d’engager tous mes jetons. Le tournant de la finale vient lorsque je relance avec 10/4 la grosse blinde de 1500 et que mon adversaire se contente de payer. Il check le flop et j’envoie le tapis. Il se couche. Je le couvre désormais largement. Sur la main suivante il me relance et j’envoie le tapis avec 6/5 de carreaux. Il paye avec 5/4 de cœur. Il touche sont 4 mais le tableau final donne As-As-Q-Q-4 : je le bat au kicker et empoche $35 ! Pas mal pour un éternel second !
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Chris
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Libellés : Poker
29 oct. 2007
Une réflexion sur les Cash Games
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En général les gens jouent au poker sous forme de tournoi. Tout le monde paye un montant fixe et les joueurs se partagent la cagnotte selon leur classement final. Cette façon de jouer exhorte l’esprit de compétition et permet d’oublier un peu que le poker est un jeu d’argent.
Il existe une deuxième façon de jouer : les parties d’argent ou cash games. Je suis récemment devenu addicted à cette autre façon d’appréhender le poker. Voici donc les raisons qui me font dire que les cash games, c’est beaucoup mieux.
Tout d’abord une précision sur la façon dont ces parties se déroulent :
Chaque partie se caractérise par un montant minimal et maximal de la cave (ou bring-in) que chaque joueur peu choisir, un niveau de blind, et éventuellement un nombre limité de recaves.
Par exemple, une partie avec des blindes de 5c/3c et des antes de 1c aura un bring-in maximal de 5€ et minimal de 2€. Si un joueur perd tout ces jetons, il a la possibilité de recaver pour 2€ minimum. Avec un telle structure, s’il y a 8 joueurs dans la partie, chaque pot contiendra 16 centimes avant que les cartes soient distribuées. Cela garantit un minimum d’action. A la fin de la partie les montants en jetons sont reconvertis en monnaie. Après un temps de jeu prédéterminé à l’avance, chaque joueur est autorisé à quitter la table à tout moment et empocher ses éventuels gains.
Les avantages des cash games :
1) D’un point de vue convivialité, il n’y a pas mieux ! Tout les participants peuvent jouer pendant toute la soirée, finie les décevantes éliminations précaires. Les blindes n’augmentant pas et compte tenu de la profondeur des tapis, il y a peu de risques de perdre tous ses jetons. Et si cela devait arriver, il y a toujours moyen d’en racheter pour rester dans le jeu.
De plus, si certaines personnes sont dans l’impossibilité de rester jouer toute la soirée, elles peuvent tout de même jouer pendant une heure ou moins. Les retardataires peuvent également rejoindre la partie en cours de route.
2) En tournoi, un incroyable coup de malchance conduisant à la perte de tous ses jetons est difficile à vivre car cela signifie la fin de la partie. En cash game il y a toujours la possibilité de racheter des jetons et ainsi de prendre sa revanche.
3) Les cash games permettent de jouer plus détendu : personne n’attend que les autres joueurs s’entre élimine. Pas de stress lié à la prochaine augmentation de blindes, pas de spectre de l’élimination juste avant les places payées.
4) Les cash games procurent des sensations uniques : jouer des sommes d’argent réelles (aussi faibles soient-elles) est toujours plus exotique que de jouer des masse fictive de jetons. Lorsqu’on gagne un gros pot, c’est beaucoup plus jouissif que lors d’un tournoi. Et lorsqu’on perd un gros pot, cela n’oblige pas à change de stratégie pour survivre à l’augmentation des blindes.
5) Du fait que les blindes n’augmentent pas, personnes ne se sens obliger à prendre des risques inconsidérés ou de faire tapis avant le flop. Le jeu est beaucoup plus pur qu’en tournoi.
Ci-dessus: Votre Serviteur dans ses oeuvres
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Chris
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Libellés : Poker
5 sept. 2007
Gros tournoi, petit tapis
Comme prévu je suis allé dimanche dernier au tournoi mensuel de l'australia poker league. Un peu plus de 160 inscrits, 2500 jetons et une structure de blind très rapide (25/50 puis double toutes les 15 minutes). Uniquement trois places payées:
100 $ pour le 3e
200 $ pour le 2e
Une place pour un gros tournoi de 1,000,000 $AUD au casino de Melbourne pour le vainqueur !
Super cadre comme on peut le juger sur les photos.
Pour ce qui est de ma performance, après avoir perdu 1500 jetons sur la première main (j'avais double pair As/10 et mon adversaire -qui n'avait pas relancé préflop- double paire As/Q) j'ai survécu pendant une heure 15 de jeu pour finalement faire tapis à 1500 (blindes 200/400) avec paire de 9. Payé par paire de valet et s'en est fini de moi.
Nico (qualifié avec moi lors du tournoi hebdomadaire) triple sont tapis alors qu'il avait 20% de proba de gagner et est inarrêtable pendant deux bonne heures. Il finit 20e, sa paire de 8 n'ayant pas tenu le choc face au deux rois de son adversaire.
Je tiens d'ailleurs à le remercier ici (bien qu'il ne parle pas français) pour nous avoir fait suivre un itinéraire de 2h pour nous rendre au tournoi alors que le lieu était à 10 min de chez moi.
Une petite critique pour finir: après deux heures de jeu les blindes devenait tellement élevées que la stratégie se limitait à faire tapis au bon moment pour voler les blinds ou doubler. Le chip leader du tournoi ayant seulement 10 grosses blindes. Du coup ça ne ressemblait plus à grand chose.
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Chris
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Libellés : Poker
1 sept. 2007
Australia poker league
L’Australie recèle de nombreux trésors, dont l’Australia Poker League (APL). Késako ? Une organisation qui organise (normal) des tournois de poker à travers toute l’Australie. Parmi ces tournois, de nombreux ont lieu dans des pubs et ont la particularité d’être gratuit (freeroll). Ces tournois permettent néanmoins de gagner des sous : $150 pour le premier, $75 pour le second et $25 pour le troisième. De plus les deux premiers de chaque tournois se voient remettrent une invitation pour le monthly regionals tournament. Un pub à 10 min de chez moi organise 3 de ces freeroll par semaines. Entre 30 et 45 participants à chaque fois, de niveaux très variés. Des jetons, des cartes plastifiées (la classe) et de superbe table de casino sont mises à la disposition des joueurs. Pas de croupier mais un arbitre. Bref voilà mon nouveau passe temps hebdomadaire !
Je ne résiste pas à l’envie de vous relater le dernier tournoi auquel j’ai participé. 
Making the final table
Pour ce tournoi, Nico (un ami allemand) m’accompagne. 32 joueurs sur 4 tables. On débute avec des tapis de 1500 et des blindes de 25/50. L’augmentation des blindes se fait toute les 15 minutes : 25/50, 50/100, 75/150, 100/200, 200/400, 300/600. Structure rapide donc, qui laisse une part importante au hasard et qui exige d’adopter une stratégie particulière. Il faut user de ces jetons avec parcimonie et gagner des pots dans les deux premiers niveaux de blinds est quasi impératif.
La table où je suis est très hétérogèns : de bons joueurs et des calling stations (qui payent tout le temps les relancent). Je ne touche pas une seule main pendant les deux premiers niveaux de blinds, je vais voir le flop avec des cartes marginales sans succès. Je passe à 1200 Jetons et je suis déplacé à une autre table ou les tapis adverses sont très élevés. Les gens misent souvent un tiers de mon tapis, ce qui m’empêche totalement de jouer. Mon tapis descend à 800. Je vais all-in avec As/J, sentant la fin proche. Personne ne paye, je ramasse 600. Cela me permet de survivre jusqu’au break. Il reste 18 joueurs et je n’ai plus que 1200 jetons. Les blinds passent à 100/200 et je change de table. Et là je fais tapis avec K/J (une des rares mains jouables de la soirée) et je double contre As/J ! La chance me sourit enfin ! Après ce coup, je gagne plusieurs pots de suite, remontant à 4000 jetons de tapis. Nico rejoint ma table (plus que 16 joueurs, 200/400). Je tente un vol de blind classique avec paire de 10 au bouton en misant 1200, nico me relance à 2400, je sur relance all-in à 4500 et il paye en retournant K/K. Est-ce la fin ? Non ! Je touche mon 10 au flop. Je me retrouve à la tête d’un tapis confortable équivalent à deux fois le tapis moyen. Les blinds passent à 300/600 et je continue à gagner des pots en jouant agressif. J’élimine un joueur (Q/Q contre 9/9). Finalement on se retrouve à sept joueurs, c’est parti pour la Final Table ! On a le droit à une croupière et tout. Plus que 4 joueurs à éliminer et c’est bon. Je suis à la tête d’un tapis comfortable (le 3e plus gros tapis). Tout se passe bien, on se retrouve rapidement à 5. Les blindes sont de 1000/2000 et mon tapis de 16000. Cela rend les choses difficiles, chaque coup jouer revient à risquer sont tapis. Finalement je reçois paire de roi. Un joueur annonce all-in à 12000. Pour éviter que le chip leader call, je relance all-in à 16500. L’autre retourne As/4 et touche son as au flop bien sûr. Catastrophe ! Je me retrouve avec 4500 jetons et la grosse blind passe à 4000. Je suis finalement éliminé et termine à la 4e place. Les trois premiers se sont partagé l’argent : $100 pour le vainqueur et $75 pour les deux autres. Forcément je suis un peu deg.
Deux lots de consolation tout de même : une bouteille de vin gagné pour avoir éliminé un joueur en particulier (sorte de tirage au sort) et un ticket pour le monthly regionals tournament gagné au tirage au sort après le break ! Donc dimanche prochain, gros tournoi en perspective !
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Chris
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28 août 2007
Stratégie Pokérienne: Le continuation bet
Hier je suis retournée au pub qui organise des tournois de poker freeroll avec $250 de prize pool. Je vous raconterai ça en détail dès que j'aurais des photos. En attendant, un petit article de stratégie que je pensais avoir déja publié. Bonne lecture.
Le continuation bet
Le continuation bet est une autre action stratégique classique à connaître pour en faire bon usage et pour reconnaître les situations où l’adversaire y a recours.
On parle de continuation bet lorsque après avoir relancé pré-flop, vous misez de nouveau au flop alors que vous n’avez rien touché.
Exemple : Vous recevez As/Queen et relancer de 3 grosse blinde avant le flop. Un adversaire vous paye (avec K/Q). Le flop vient : 10-8-4. Vous n’avez pas amélioré votre main. Mais la plupart du temps, votre adversaire non plus ! En effectuant un continuation bet, vous vous donnez une seconde chance de coucher votre adversaire. Alors qu’en vous contentant de checker, vous sentant faible, il risque de miser quelle que soit sa main. En misant le premier vous empêchez l’adversaire de recevoir une carte gratuite au turn et vous pouvez même forcer des adversaires avec un meilleur jeu que vous (une paire de 5 ici par exemple) à vous abandonner le pot.
De même, si vous êtes persuadé que votre adversaire effectue un continuation bet sans rien en main, une bonne idée peut être de le relancer, ou de le payer.
Quel montant miser lors d’un continuation bet ?
La mise ayant pour but de coucher l’adversaire, elle doit être conséquente, sans être trop importante afin de ne pas persuader l’adversaire qu’il s’agit d’un bluff. 70% du pot est en général le montant idéal.
Dernière recommandation : ne pas utiliser le continuation bet contre plus de deux adversaires.
Un dernier exemple pour finir :
Vous recevez A/J ainsi qu’un de vos adversaire. Vous relancer de 3 grosses blind et l’adversaire avec A/J vous paye. Le flop vient : 10-3-2. Vous checker (Erreur !) et votre adversaire fait de même. Le turn vient : Dame. Vous checker de nouveau et votre adversaire mise. Il paraît fort probable qu’il a la dame. Vous vous couchez logiquement.
Si vous aviez effectué le fameux contination bet au flop, votre adversaire se serait probablement couché et vous auriez gagné le pot.
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Chris
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Libellés : Poker
13 août 2007
Stratégie Pokérienne: Le probe bet
Le nom de probe bet (de bet = pari et probe = sonde) désigne une façon particulière de jouer au flop. Il s’agit d’une action stratégique ayant pour but de prendre la température. Il est important de connaître ce move pour l’utiliser à bon escient et pour savoir reconnaître une situation ou un adversaire y à recours.
Le probe bet donc, consiste à miser une somme relativement faible au flop (50% du pot maximum) pour se donner plus de lisibilité. En général, la règle veut que si vous ne touchez rien au flop, vous ne misiez pas. Mais qu’en est-il lorsque vous touchez quelque chose de faible ?
Exemple : vous avez dame valet (Q/J) et le flop donne As/J/4. Vous avez paire de valet mais vous craignez qu’un de vos adversaire possède un as. Vous êtes le premier à parler. Plutôt que de checker, vous pouvez effectuer un probe bet de 30 à 50% du pot. Cela vous octroie une grande visibilité pour le reste du coup. Si vos adversaires passent, vous empochez le coup. Si on vous paye, les adversaires ont probablement du jeu, mais pas forcément l’as. Si on vous relance, vous êtes probablement battu et vous pouvez alors vous couchez. Cette façon de jouer vous permet de sauver beaucoup de jetons par rapport au simple fait de checker : cela réduit les chances que l’on vous bluff, vous permet parfois de remporter des pots facilement et sans prises de risques, et vous évite de vous embarquer dans des coups compliqués et périlleux.
Que faire si l’adversaire effectue lui-même un probe bet ? Le mieux est probablement de le relancer de manière significative, quelle que soit votre main. La plupart du temps, il se couchera.
Ce qui veut dire que le fait de sur relancer le relanceur après avoir effectué le probe bet peut être une bonne idée...
Dernier point : il peut être très intéressant de faire un probe bet avec un jeu énorme pour piéger l’adversaire. Cela peut s’avérer plus efficace que le classique check raise (on check puis on relance) puisque cela hôte toute visibilité à l’adversaire.
Un bon exemple de l’utilisation du probe bet par les pros dans la vidéo de la finale du HORSE des WSOP 2006 (première main après une intro de 2 min environ):
Sur ce je m'en vais participer à un tournoi de poker dans un pub local. Une trentaine de joueur, inscription gratuite mais 100$ offert par le pub pour les premiers! Je vous en reparlerais...
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Chris
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Libellés : Poker
6 août 2007
Cash Game
Ceux qui me connaissent bien savent sûrement que parmi mes grandes passions figurent la randonnée, le montage vidéo, la musique et le POKER bien sur.
Or depuis que j’ai quitté notre beau pays, fini les petits tournois à 2€ entre amis et fini les partis à 1$ sur Everestpoker...
Fort heureusement, j’ai fini par trouver des joueurs ici à Sydney. Je profite donc de ma première partie de poker « internationale » pour inaugurer la rubrique poker de mon blog. Rubrique qui comportera des récits de mes aventures pokériennes, des liens Internet vers des vidéos sympas, et des articles en tout genre (sans doute).
Cette première soirée à donc eut lieu il y a 15 jours maintenant. 5 joueurs seulement : Vôtre serviteur, Nico (Allemagne), Christian (Danemark), James et Scott (UK).
Nous avons jouer au Texas Holdem en No-Limit au cours de deux parties : un tournoi « winner-take all » et un cash game.
1) Winner take all
5 $AUD soit environ 3€ de buy-in. Une sympathique cagnotte pour le futur vainqueur.
Je ne vois pas de jeu lors des premières mains, ce qui me laisse tout le temps d’étudier les autres joueurs. À ma gauche Christian joue intelligemment, mais surestime la force de ses mains et sous joue préflop (une paire d’as notamment, bien mal lui en à prix). Nico, habitué d’Everest poker, joue très bien. Scott et James ont plus le profil de débutant. Ils n’ont pas peur mais on tendance à caller à tout va, à surestimer leurs mains et à tenter des bluffs maladroits. Je décide donc de jouer serré et de ne pas bluffer les deux Anglais. Je survis tandis que Christian puis Nico sont éliminés pas ces diables d’anglais. Le niveau de blind commence à être élevé pour moi, mais je réussis quelque bon coup contre Scott, me contentant de suivre avec un jeu moyen et le battant à l’abattage. Finalement James sort Scott.
Pour la finale, j’ai 1000 jetons environ et James 4000. Les blinds sont 50-100. Comme le vainqueur empoche 25$ et le second rien je prends les choses très au sérieux. Je décide de coucher toutes mes mains en attendant une occasion de doubler mon tapis. Je résiste ainsi pendant une demi-heure. Mon tapis oscille entre 1200 et 600. Je suis finalement payé lorsque je fais all-in avec une paire de dix et je reviens ainsi quasiment à hauteur de James. Les autres s’impatiente et je propose que l’on en reste là et que l’on partage la cagnotte. Proposition acceptée, je gagne donc 12,5 $.
2) Cash game
Le tournoi ayant duré 2h, on décide de se lancer dans un cash game. Chaque joueur paye 5$ et reçoit 1000 jetons. Les blinds sont de 2,5c/5c et n’augmenteront pas. Après une heure de jeu, possibilité de quitter la table. Le montant en jetons est alors reconverti en dollars. Possibilité de re-buy (rachat de jetons) pour 5$ à chaque fois.
Un peu de stratégie.
Les blinds n’augmentant pas, les parties de cash game permettent de jouer à son rythme et d’établir une stratégie au long teme. La patience et la sélectivité des mains est encore plus importante qu’en tournoi. Ici, pas besoin de voler les blinds. Il faut calculer les côtes financières associées au pot pour améliorer la rentabilité des coups au long terme.
Je me suis très bien sorti de l’exercice, avec notamment un superbe coup que je vous raconte ici.
Au bouton, je reçois A/K de cœur. Je ne relance pas pour deux raisons :
1) Cette main n’est pas une main faite (contrairement à une paire) main une main à tirage qui nécessite de trouver un flop.
2) Tous les joueurs sont entrés dans le coup, et au moins deux d’entre eux (les anglais) suivront à coup sur.
La petite blinde complète et la grosse blinde relance de manière importante (disons 3 BB soit 30c). Scott call et James se couche. À ce niveau-là je pourrais relancer Nico, mais je préfère caller et voir le flop. Christian se couche. Le flop vient : J 10 7, tous de cœur. J’ai flopé la couleur max ! Nico, qui décidément semble avoir une bonne main, effectue un continuation bet d’environ 70% du pot ; Scott se couche et je décide de me contenter de suivre, afin d’optimiser mes gains. Un as tombe à la river. Je vois Nico sur une paire d’As .
Effectivement, il parie de nouveau un montant important (2$). Je le relance à tapis, comme si je voulais arracher le coup. Mon tapis fait 6$. Il hésite, ne pouvant croire à la couleur. Après 5 interminables minutes, il paye mon tapis et me montre deux As (il avait environ 10$). Je double donc, pour me retrouver avec environ 18$ devant moi.
Après ce coup je remporte plusieurs pots de 1$ et réussit un nouveau joli coup en payant le tapis de Scott (4$) alors que je n’ai que la paire max. Good call puisqu’il était en bluff . Je monte jusqu'à 28$. Les autres ont effectué plusieurs rebuys. Finalement, après deux coup malheureux (battu par un brelan de 2 alors que j’ai deux paires notamment) je redescends à 18$. La partie s’achève ici.
Bénéfice net de la soirée : 20,5 $. Comme il n’y avait plus de bus, je rentre avec Scott en limousine (comprenez taxi). Les poches pleines de dollars, la classe...
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Chris
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